Une clé qui tourne dur n'est jamais un caprice : c'est un compte à rebours. La bonne nouvelle : l'entretien prend deux minutes par an. La mauvaise : le produit que tout le monde utilise est précisément celui qu'il ne faut pas.
Le WD-40 classique (et les dégrippants huileux en général) donne une amélioration immédiate — et c'est le piège. Le film gras reste dans le cylindre, capte poussière et limaille, et forme en quelques mois une pâte abrasive qui use les goupilles. Résultat : la serrure gronde de nouveau, en pire. Les produits corrects sont la poudre de graphite (quelques dixièmes de gramme soufflés dans l'entrée de clé) ou un lubrifiant sec au PTFE marqué « spécial cylindres ». Une application par an suffit, deux en climat de montagne.
Le gel fige l'humidité dans les cylindres extérieurs (portails, caves, boîtes aux lettres extérieures) — et c'est en janvier que les clés cassent. Prévention d'automne : lubrifiant sec dans chaque cylindre exposé. Si la serrure est déjà gelée : chauffez LA CLÉ (briquet, dix secondes) et non le cylindre, jamais d'eau chaude — elle regèle dedans. Et si la clé a cassé, n'insistez pas : l'extraction propre coûte moins cher qu'un cylindre massacré.
Si la clé tourne bien porte OUVERTE mais dur porte fermée, le coupable est l'alignement — la porte a travaillé, le pêne force contre la gâche. C'est un réglage de paumelles ou de gâche, pas un cylindre : le détail dans notre guide porte qui frotte.