Après un décès, la serrurerie arrive au pire moment : un coffre dont personne n'a le code, un appartement à sécuriser, des clés dispersées. Voici les démarches, posément — ce guide n'a rien à vous vendre dans l'urgence.
Un coffre ne s'ouvre pas sur simple demande d'un proche — et c'est une protection, pas une tracasserie. L'ouverture se fait pour la personne qui justifie d'un droit : certificat d'héritier, décision de l'exécuteur testamentaire ou de l'autorité, selon les cantons et l'avancement de la succession. Si la succession est litigieuse ou sous inventaire officiel, l'ouverture peut devoir se faire en présence du notaire ou de l'autorité — renseignez-vous AVANT de faire venir un serrurier : un inventaire contesté parce que le coffre a été ouvert « entre héritiers » coûte bien plus cher que l'attente. Une fois le cadre clair, l'ouverture elle-même est chiffrée avant (dès 390 CHF), méthode douce d'abord, et le coffre reste utilisable dans la plupart des cas.
Si le défunt était locataire, le bail continue jusqu'à résiliation par les héritiers (délais légaux) — et à l'état des lieux, TOUTES les clés se rendent, comme pour tout départ (le détail ici). Clés introuvables : remplacer le cylindre avant l'état des lieux coûte généralement moins que la facturation de la régie. Pensez aussi à la cave, au garage, à la buanderie — les oubliées classiques des successions, comme des déménagements.
Ouvrir un coffre sans justificatif, « faire vite avant que la famille arrive », forcer un meuble dont la propriété est discutée : non. Ces refus protègent la succession — et chaque intervention laisse une facture détaillée qui documente qui a fait ouvrir quoi, quand. Dans une succession, ce papier-là vaut de l'or.